mardi 23 avril 2024
Les Tops

Le Top 5 des inventions made in Savoie

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Photo : Agustin

Voici cinq célèbres inventeurs originaires de Savoie et Haute-Savoie qui, par leurs talents et leurs inventions, ont contribué à l’histoire de leur pays.

1 – Guillaume Fichet (1433-1480)

Photo : Auteur inconnu — Guillaume Fichet, Rhetorica (incunable), 1471 : Venice, Biblioteca Nazionale Marciana, Membranacei 53, CC BY-SA 3.0

Ce théologien et humaniste est né en 1433 au Petit-Bornand, en duché de Savoie (actuellement Haute-Savoie). Il a pris part aux premiers travaux d’imprimerie. Brillant universitaire, il fait la dernière partie de ses études à La Sorbonne où il devient bachelier en 1462, prieur en 1465 et recteur de l’université en 1467. Il devient ensuite docteur en théologie puis professeur de rhétorique en 1470. Sous Louis XI, le pays s’ouvre progressivement à l’humanisme, sous l’influence de l’Italie. On redécouvre des textes antiques que des copistes s’empressent de recopier. Gutenberg a mis en place une première imprimerie à caractères mobiles, vers 1450. Guillaume Fichet, séduit par le fait que les textes imprimés ne présentent pas de fautes d’orthographe, contrairement aux textes manuscrits, demande au roi l’autorisation d’ouvrir un atelier d’imprimerie à la Sorbonne. Avec l’accord du roi, il fait imprimer 22 volumes de différents auteurs et publie également son propre traité de rhétorique.

2 – Claude-Louis Berthollet (1748-1822)

Photo : Domaine public

Docteur en médecine de l’université de Turin, Claude-Louis Berthollet est né à Talloires, près d’Annecy, en 1748. Grâce à la protection du médecin genevois Tronchin, médecin de l’épouse du duc d’Orléans, il disposait d’un laboratoire pour ses expériences personnelles et devint un des plus célèbres chimistes après Lavoisier. Il découvrit notamment les hypochlorites et leur rôle sur le blanchiment des tissus (l’eau de Javel), la mise au point des explosifs chloratés et la loi de la double décomposition des sels. Il écrivit des essais et des mémoires, dont un manuel qui resta longtemps la référence des ouvriers en teinture. En tant que théoricien, il contribua à faire progresser la chimie par ses découvertes de la composition des acides prussique (HCN) et sulfhydrique (H2S).

3 – Marie-Louise Cognacq-Jaÿ (1838-1925)

Photo : Auteur inconnu — https://www.women-equity.org/accueil/entrepreneuriat-feminin/article/marie-louise-jay-1838-1925_100, Domaine public

Marie-Louise Jaÿ est née dans le hameau du Villard à Samoëns, dans l’ancien duché de Savoie, dans un milieu très modeste. Simple gardienne de chèvres à l’adolescence, elle devient ensuite vendeuse au magasin de la Nouvelle-Héloïse où elle rencontrera son futur mari Ernest Cognacq, propriétaire du petit magasin La Samaritaine. Après leur mariage en 1872, le couple travaille d’arrache-pied à la réussite de leur magasin, ne comptant pas leurs heures et cherchant sans cesse des idées ingénieuses pour le faire prospérer et le moderniser. La réussite, en récompense de leurs efforts, ne tarde pas à arriver. Leur entreprise connaît un essor prodigieux et cette petite boutique devient bientôt un véritable empire de la vente. En 1970, un siècle après l’achat de la boutique, La Samaritaine compte 4 immeubles, une société de vente par correspondance, de grands entrepôts et de nombreux employés. La Samaritaine est devenue, grâce à ses fondateurs, un empire commercial au cœur de Paris. N’oubliant pas pour autant qu’ils étaient issus d’un milieu modeste, Marie-Louise a souhaité développer une œuvre philanthropique autour de son succès, avec de nombreuses œuvres caritatives dont une maison de retraite et une pouponnière, pour partager avec les plus démunis.

4 – Gustave-Auguste Ferrié (1868-1932)

Photo : Georges Devred, Domaine public

Cet ingénieur et général français est né en Savoie en 1868. Issu de l’École Polytechnique, il se spécialise dans la télégraphique optique et électrique puis rentre dans l’armée. Grâce à sa première expérience dans les transmissions lors d’un stage au Mont-Valérien en 1893, il s’intéresse à la technologie naissance de la télégraphie sans fil (TSF).

En 1900, le ministère de la Guerre charge Gustave Ferrié d’améliorer les applications militaires de la TSF. Ses connaissances et ses compétences attirent l’attention de Gustave Eiffel qui souhaite collaborer avec lui pour son projet de la tour Eiffel. La collaboration débute en 1903 lorsque Gustave Eiffel propose à Gustave Ferrié de s’installer à la Tour et de l’utiliser comme support d’antenne. Ce dernier parvient à réaliser une liaison à 400km et, cinq ans plus tard, à 6 000km.

En 1910, grâce à ce système de liaison entre les différents observatoires de France, la Tour peut unifier l’heure sur tout le territoire. La communication est également possible avec les navires, leur transmettant l’heure et permettant d’indiquer leur position en mer. La TSF, ancêtre de la radio, est en plein essor.

5 – Joseph Opinel (1872-1960)

Photo : Opinelofficiel — Travail personnel, CC BY-SA 4.0

Joseph Opinel, naît en 1872 à Gevoudaz, hameau d’Albiez-le-Vieux, dans une famille de forgerons depuis deux générations. Passionné de machines et de nouvelles techniques, il travaille dès l’âge de 18 ans dans l’entreprise familiale. Il monte lui-même son appareil photo et devient le photographe attitré des événements de son entourage. Désireux d’inventer lui-même un objet avec les techniques modernes, il travaille à la fabrication d’un petit couteau de poche et crée ainsi l’opinel. À partir de 1897, il décide ensuite de le varier en différents formats afin qu’il soit accessible à toutes les mains et à tous les usages. Aujourd’hui, le plus petit opinel possède une lame de 3,5cm et le plus grand de 12cm. Le plus grand a été fabriqué dans les années 70, sa lame mesure 22cm et il mesure 50cm une fois ouvert. Devant le succès de son opinel, Joseph ouvre une usine de fabrication en 1901 au pont de Gevoudaz, près de l’atelier familial. Afin de rendre ses machines plus rentables, il met au point une turbine hydraulique afin d’obtenir de l’électricité et devient ainsi le premier habitant de la commune à en bénéficier. En 1909, à la demande du roi Charles IX aux maîtres couteliers, il appose son emblème sur ses couteaux pour en garantir l’origine et la qualité. Il choisit La Main Couronnée : la main est celle de Saint Jean-Baptiste figurant sur les armoiries de Saint-Jean-de-Maurienne, la ville la plus proche de sa commune et le berceau de sa famille. La couronne est là pour rappeler que la Savoie était un duché. Depuis, tous les outils Opinel sont poinçonnés de cette Main couronnée.

2 Commentaires

  1. […] Plus de 2 000 objets sont exposés sur 2 000 mètres carrés de surface d’exposition et 100 000 pièces sont gardées en réserve. On peut, par exemple, y observer une pirogue carolingienne découverte en 1989 dans le lac du Bourget, des portraits de ducs et rois de la maison de Savoie, ou encore des objets ayant appartenu à des migrants italiens venus travailler dans la région au début du XXème siècle. Y sont également exposés des objets plus contemporains, tels les célèbres couteaux Opinel. […]

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